Actualité Forex, Analyses quotidiennes
| Les infos de la semaine |
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| 28.01.2008 - 17:19:12 |
Voici les propos tenus par Stephen Stanley, chef économiste à la RBS, « Markets smell blood right now » ou plutôt « la peur est actuellement présente sur les marchés ». Personne ne pourra le contredire après avoir vu la chute des marchés lundi. Toutefois, lors d’une semaine noire, la journée préférée des places financières reste le jeudi. La secousse engendrée par la perte record d’environ 5 milliards d’euros fit resurgir le fantôme de la Barings Bank et de son bourreau Nick Leeson. Cette histoire reste tout de même obscure dans son ensemble. Les premiers doutes eurent lieu le vendredi 18 janvier, après la découverte d'une position anormalement élevée de risque de contrepartie sur un courtier. La hiérarchie du trader est alertée ainsi que celle du département. Le lendemain, le trader fournit des explications confuses, mais reconnaît avoir commis des irrégularités. Le 20 janvier, l'ensemble des positions est identifié et l'exposition totale est chiffrée. La position frauduleuse s'élève à environ 50 milliards d'euros de nominal équivalent. Le Gouverneur de la Banque de France est averti, ainsi que le comité des comptes de la banque qui était convoqué ce jour-là pour examiner les comptes. Le secrétaire général de l'AMF est ensuite alerté. Du 21 au 23 janvier, la banque opère le débouclage de l'ensemble des positions frauduleuses, dans des conditions de marché très défavorables. Les contrôleurs des risques ont découvert des positions ouvertes totalisant 48 milliards d’euros de contrats à terme sur l’indice Eurostoxx 50, le Dax allemand et le Footsie anglais. Dans l’obligation de clôturer ses positions, la forte baisse des places boursières peut sans doute s’expliquer par cela. La Fed s’est retrouvée dos au mur face à la chute des cours actions. Afin de redonner confiance aux investisseurs, elle a diminué son taux directeur de 75 points de bases afin de le réduire à 3.5%. L’amplitude baissière convainquit Bernanke de le réduire sans attendre la date prévue du 30 janvier. Il faut revenir en 2001 pour retrouver une baisse des taux non spécifiée dans le calendrier économique afin de répondre à l’urgence de la situation. De plus, les membres de la réserve fédérale ne semblent pas désireux d’arrêter leur politique réductrice concernant les taux d’intérêt. En effet, 82% des économistes prédisent une baisse de 0,5%, alors que 18% d’entre eux tablent sur une diminution de 0,25% le 30 janvier. Cette politique monétaire américaine n’est, pour le moment, pas suivie par les autres banques centrales. La BCE et la BOE continuent de conserver leurs taux d’intérêt respectifs de 4% et 5.5%. Le cruel manque de liquidité sur le marché du crédit provoque la hausse du coût de l’endettement. Les entreprises attendent impatiemment un alignement de la politique monétaire afin de rester compétitives. Toutefois, il semble que la banque centrale anglaise soit déterminée à réduire son taux directeur dans le mois à venir, tandis que Jean-Claude Trichet a clairement indiqué qu’il prolongerait sa politique de lutte contre l’inflation. Le Fond monétaire international (FMI) rencontre une baisse de la demande concernant son activité principale. En effet, profitant de l’abondance de liquidité sur les marchés financiers mondiaux avant la crise des subprimes, les pays recourent plus que marginalement aux prêts du FMI. Afin de financer son activité en cette période creuse, un rapport d’experts a préconisé notamment la vente de 400 tonnes d’or sur les 3217 tonnes qui figurent dans ses stocks. Malgré cela, la difficulté de cette vente d’or tient au fait qu’elle requiert la modification des statuts du FMI et donc sa ratification par les parlements des 185 États membres. Or les États-Unis pourraient bloquer la procédure, tant ils ont peur de déstabiliser le cours du métal précieux. Toutefois, la crise financière pourrait permettre à cette institution de se repositionner sur le marché du crédit. Ainsi, elle n’éprouverait plus la nécessité de vendre une partie de sa réserve d’or. Concernant le Forex, la semaine risque d’être agitée. Le calendrier économique promet énormément d’opportunités. Après une semaine morose, le dollar devrait continuer sa phase baissière face aux autres devises majeures. Toutefois, une annonce positive pour l’économie américaine pourrait fortement renforcer sa monnaie. En cas de signe d’une récession moins importante que prévue, les investisseurs pourraient retrouver confiance afin d’investir sur le billet vert. L’inflation européenne est elle aussi attendue. En cas de forte diminution de la hausse des prix, la BCE pourrait changer sa politique monétaire. Le taux de chômage ainsi que l’indice de confiance des entreprises détermineront l’état de l’économie européenne ainsi que l’importance de l’influence de la crise des subprimes. Dans la configuration suivante : baisse de la pression inflationniste et ralentissement économique, la BCE pourrait envisager une baisse des taux. Suivant cette hypothèse, l’euro se déprécierait fortement. Les événements importants de la semaine : Mardi 29-Janvier-2008
Mercedi 30-Janvier-2008
Jeudi 31-Janvier-2008
Vendredi 01-Février-2008
Thomas Jegu |
| News du 28.01.2008 |
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| 17:19:12 - Les infos de la semaine |
| 08:57:14 - EUR/USD - En consolidation |
| 08:55:59 - GBP/USD - Vers une reprise de la phase haussière ? |
| 08:55:29 - USD/JPY - Consolidation attendue à 106.10 |
| 08:54:58 - USD/CHF - Prolongation de la phase baissière à 1.0890. |
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