Actualité Forex, Analyses quotidiennes
| Les infos de la semaine |
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| 25.02.2008 - 17:06:08 |
Les premiers effets des successives baisses des taux commencent à se faire ressentir. En effet, depuis septembre 2007, le taux directeur de la Fed a été réduit de 225 points de bases, passant donc de 5.25% à 3%. Une relance de la croissance était attendue, mais pour l’instant, seule l’inflation croît sensiblement. Ainsi, elle grimpa à 4.3% en janvier contre 4.1% en décembre. Sinon, outre la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, elle s’échelonne à 2.3%. En comparaison, la zone euro connaît une inflation de 3.1%, incluant la hausse des matières premières. Toutefois, Bernanke privilégiant la croissance, elle ne semble pas inquiéter les membres de la Fed. À court terme, elle devrait pourtant impacter le panier des consommateurs américains. L’importante rapidité de propagation d’une hausse des prix sur les produits de consommation pourrait se faire ressentir dès mardi, lors de l’indice de confiance des ménages américains, à 16 heures. Autres facteurs aggravants, le chômage du quatrième trimestre est anticipé entre 5.2% et 5.3%. Soit une augmentation d’environ 0.5% par rapport à janvier. Ces prévisions sont directement corrélées à la consommation américaine, moteur essentiel de la croissance du produit intérieur brut. Les entreprises n’auront pas la possibilité d’augmenter leur production si les prévisions de vente sont moroses. Sans oublier que dans cette configuration économique, les particuliers se tournent plutôt vers des produits d’occasion, ou bien vers des produits moins coûteux, tels que ceux provenant des pays asiatiques. Après avoir énuméré, la semaine dernière, les fondamentaux permettant de sauver les États-Unis de la récession, la point central de la relance économique apparaît être en difficulté. Le nombre de nouveaux chômeurs ainsi que la confiance des ménages américains, qui seront publiés durant la semaine, nous indiqueront la voix prise par la première économie mondiale. De l’autre côté de l’atlantique, la Banque Centrale Européenne continue sa politique de lutte contre l’inflation en maintenant son taux directeur à 4% au détriment de la croissance. Seulement, dans quelles conditions la BCE envisagerait-elle de diminuer son taux directeur ? Dans un premier temps, une diminution de l’inflation est un passage obligatoire. Étant, en ce moment, élevé à cause de l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation, elle n’apparaît pas baissier dans les semaines à venir. Toutefois, l’arrivée du printemps dans un mois ouvre plusieurs hypothèses. Nous retiendrons la possibilité la plus probable : augmentation des températures et donc diminution de la demande de pétrole, ainsi qu’une augmentation des semences afin de répondre à la demande mondiale alimentaire des pays occidentaux. Après le premier mois de cette saison, nous serons en mesure d’estimer la réaction des deux composantes majeures de l’inflation, et par conséquent de l’estimer elle-même. En cas de réduction, la BCE ne réduira pas les taux d’intérêt par ce seul motif. En cas d’un ralentissement, voire d’une récession économique, elle aurait la possibilité de les abaisser. Pour le moment, les chiffres de croissance sont corrects en comparaison aux autres grandes nations. L’indice de production des entreprises de services et des industries incluant les banques a été de 52.3 contre 50.6 attendu. Les analystes économiques estiment que la zone euro résiste à l’essoufflement économique amorcé par le Royaume-Uni et les États-Unis. Ainsi, une dégradation de la croissance dans les prochains mois amènerait Jean-Claude Trichet à réduire le taux directeur. À l’inverse, une inflation se maintenant à des niveaux élevés couplée à une bonne tenue de l’économie donnerait la possibilité aux membres de la BCE d’opter pour une hausse des taux. Concernant la Grande-Bretagne, seul le marché immobilier s’est fait remarquer durant la semaine dernière. Après avoir prévu une hausse des prix le 18 février, l’annonce a indiqué une cinquième baisse mensuelle consécutive à 0.2% ce mois-ci. Cela montre que la demande est plus faible que l’offre. Ainsi, le portefeuille des particuliers ne s’oriente plus vers des investissements, mais s’adresse plutôt au placement sans risque. La principale conséquence sera la diminution de la consommation et donc la diminution de la croissance. Le Japon rencontre un problème majeur concernant le prix de ses importations. La hausse du baril de pétrole qui a retouché la barre des 100 dollars a impacté directement son économie. La confiance des ménages nippons s’est immédiatement dégradée à cause de l’augmentation des prix. Autre point négatif, les exportations ralentissent. Ceci est principalement dû à l’essoufflement économique des États-Unis, les Américains préférant les produits provenant de la Chine, par exemple, car moins coûteux. Ce pays, trop dépendant du prix des matières premières et de son commerce extérieur, devrait connaître une année 2008 difficile. Le trade de la semaine :
Cette semaine, nous nous attarderons sur l’EUR/USD. Le cours est juste en dessous d’une résistance majeure. En effet, les take profit des investisseurs sont souvent placés vers 1.4950/1.4960. Après avoir atteint cette zone, la stratégie de range les amène à vendre de l’EUR/USD afin de rallier le support comme cela s’est déjà produit par trois fois. Prendre une position vendeuse avec un point d’entrée dans la zone des 1.4870 serait une stratégie intéressante à moyen terme. Un stop loss à 1.5030, soit 160 pips de perte potentielle, et un take profit à 1.4550, soit 320 pips de gain potentiel. Les événements importants de la semaine : Mardi 26-Février-2008
Mercedi 27-Février-2008
Jeudi 28-Février-2008
Vendredi 29-Février-2008
Thomas Jegu |
| News du 25.02.2008 |
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| 17:06:08 - Les infos de la semaine |
| 10:17:24 - RÉSULTATS DU WORLD TOP INVESTOR |
| 08:33:27 - EUR/USD - Dans un range 1.4790/1.4850 |
| 08:33:00 - GBP/USD - Cassure des 1.9590 |
| 08:32:36 - USD/JPY - Vers un rally haussier |
| 08:31:44 - USD/CHF - Reprise de la phase baissière |
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