Actualité Forex, Analyses quotidiennes
| Les infos de la semaine |
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| 04.02.2008 - 15:35:21 |
Fin de semaine agitée sur le Forex. Après avoir atteint son plus haut niveau à 1.4950 en 2008, l’EUR/USD s’est déprécié de 150 pips afin de retrouver le support des 1.4800. La résistance historique des 1.5000 sera très difficile à casser. L’USD/JPY n’a pas non plus cassé son support des 106.00, mais devrait le retenter dans la semaine. La Fed a une fois de plus diminué son taux directeur durant la semaine précédente. En moins de deux semaines, celui-ci est passé de 4.25% à 3%. Toutefois, le marché ne semble point rassasié et attend encore une réduction des taux d’intérêt aux alentours de 2.5%. Point néfaste de cette attente, les investisseurs patienteront encore afin d’obtenir des emprunts moins onéreux. En 2005, alors que le coût réel du crédit touchait son plus bas, 2900 milliards ont été empruntés et ont relancé la machine économique américaine. Cependant, il faudra sûrement patienter quelques mois avant de retrouver un élan similaire. La confiance des consommateurs devra aussi s’améliorer afin d’observer des perspectives de reprise. Mais avant de préparer l’avenir, il est important de répondre aux problèmes du présent, qui pour le moment, sont alarmants. La consommation ne dépend pas uniquement de la confiance des consommateurs, mais aussi, comme l’a souligné Nicolas Sarkozy, du pouvoir d’achat. Or, le marché de l’emploi connaît un ralentissement sans précédent. Nerveux, les employeurs américains ont procédé à 17 000 mises à pied, en janvier. Il s'agit de la première réduction d'une telle ampleur en plus de quatre ans et d'un signe supplémentaire d'une éventuelle stagnation de l'économie aux Etats-Unis. Selon les données publiées par le département du Travail, vendredi, le taux de chômage s'est néanmoins établi à 4,9 pour cent le mois dernier, comparativement à cinq pour cent en décembre. Les pertes d'emplois ont eu lieu dans de nombreux secteurs. Les sociétés du secteur de la fabrication, les entreprises de l'industrie de la construction et différents services professionnels et du monde des affaires ont sacrifié des emplois en janvier, reflétant la déroute des secteurs de l'immobilier et du crédit. Le gouvernement a également réduit sa main-d'oeuvre. Ces mises à pied ont absorbé les gains effectués dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de la vente au détail et ailleurs. L'augmentation des salaires a été par ailleurs freinée, autre signe de la volonté des employeurs de se serrer la ceinture, et du ralentissement de l'économie. Le taux de chômage a chuté d'un cran, étant passé de 5% à 4.9%, entre décembre et janvier. La proportion de sans emploi, établie en fonction de données statistiques autres que celles des feuilles de paye, a aussi chuté. Ceci s’expliquant par le fait que des personnes, possiblement découragées par leurs perspectives d'emploi, ont quitté le marché du travail pour un certain nombre de raisons. Prises ensembles, ces données laissent entendre que les employeurs deviennent de plus en plus prudents, alors qu'ils tentent de faire face aux problèmes des secteurs de l'immobilier et du crédit, de même qu'aux croissantes préoccupations relatives à la santé de l'économie. La Maison-Blanche et le Congrès se consacrent à la mise en place d'un programme visant à stimuler l'économie. De son coté, la Réserve fédérale fait preuve d'une plus grande agressivité, ayant procédé à deux réductions de son taux directeur en autant de semaines. A l’inverse, la BCE ne s’alarme pas. La politique monétaire est clairement affichée par la totalité de ses membres. La lutte contre l’inflation constitue la principale feuille de route. L’augmentation des prix à la consommation de 3.2% en janvier a réaffirmé cette envie de maintenir le taux directeur à 4%, confirmée par un panel de 56 économistes. De plus, le non-alignement avec la stratégie de baisse des taux engagée par la Réserve Fédérale américaine s’est renforcé au cours des dernières semaines. Concernant le Royaume-Uni, les perspectives de croissance sont en berne. 58 analystes économiques sur 61 estiment que la BOE devrait diminuer son taux directeur de 25 points de base, soit à 5.25%. L’importante baisse des prix du marché immobilier ainsi que le coût élevé des taux d’intérêt sont les principales causes du ralentissement économique atteignant le triste record de la dernière récession de 1992. Les événements importants de la semaine : Mardi 05-Février-2008
Mercedi 06-Février-2008
Jeudi 07-Février-2008
Vendredi 08-Février-2008
Thomas Jegu |
| News du 04.02.2008 |
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